« On réclame justice ! Rien n’avance, rien ne change » nous dit Linia Opoya. « Ce sont toujours les mêmes revendications depuis des années, on relance sans cesse pour que l’état n’oubli pas, mais nous ne sommes pas entendu ! » Depuis près de trente ans, sur le plateau des Guyanes on mesure une pollution au mercure impactant l’environnement et la population locale. C’est une des conséquences de l’exploitation aurifère de cette région d’Amazonie. De nombreux sites en Guyane française, même sous la gestion du parc national, sont exploités par des Garimpeiros* venant du Brésil en toute impunité. Malgré des opérations militaires qui s’avèrent inefficaces pour enrayer le problème qui s’aggrave et considérant que l’état français était défaillant et fautif, plusieurs associations l’ont assigné en justice pour inaction et abandon de la population. Les effets sur la santé sont néfastes. Le mercure peut atteindre le système nerveux et les reins, il peut entrainer des troubles auditifs et visuels, ainsi que des retards psychomoteurs chez les enfants. S’accumulant dans les organismes, le taux de contamination mercurielle peut se mesurer dans les cheveux. C’est le combat de Linia Opoya, représentante des Amérindiens Wayana, présidente de l’association « les victimes du mercure du Haut-Maroni ». Afin de rendre visible la contamination, ce travail photographique vise à mettre un visage sur les victimes du mercure, Other projects Current View View View View View View View Next Back to portfolio