Dans l'Est de l'île, à 10km de Saint-Benoit dont elle dépend, Sainte-Anne nous offre ici un portrait singulier. En discutant avec Henri ou Ginette, rencontrant Mr Carpaye ou Mme Lauret, je découvris une ville oubliée, un maire fantôme, un passé révolu où la canne était bien coupée, où les bassins et les rivières n’étaient pas pollués, où les gens travaillaient, se saluaient et s’entraidaient. Mais la modernité est arrivée trop vite, comme ils disent et tout a changé. Le travail, il n’y en a plus, de respect, il n’y en a plus. L’insécurité augmente, les jeunes veulent partir ailleurs pour s’en sortir et "les nouveaux arrivants ne veulent pas s’intégrer". La ville n’est plus entretenue, délaissée, et les commerces se meurent. "Il n’y a plus d’amour dans tout ça". Même l’église, pourtant classée, se délabre. Chacun est usé par le système, comme les galets sont polis par la mer, lentement et sûrement. Other projects View View Current View View View View View Previous Next Back to projects